ILS DOIVENT RESTER EN FRANCE

Publié le par diophante

Posté le 20/09/2008 à 12:00 par diophante

URGENT : Marina IZNAOUROVA et ses quatre enfants doivent pouvoir trouver asile en France.
MERCREDI 24 SEPTEMBRE 2008 dès 8H45

VENEZ NOMBREUX

SOUTENIR Mme Marina IZNAOUROVA

DEVANT LA PREFEFECTURE, rue de Vinetz à CHALONS

Marina IZNAOUROVA est Tchétchène. Elle a 41 ans et 4 enfants, de 3 à 8 ans, scolarisés au groupe scolaire Clovis Jacquiert à Châlons en Champagne. La préfecture la convoque mercredi 24 septembre 2008 à 9h00 pour peut-être renvoyer toute la famille en Pologne, dont tout le monde sait pertinemment qu'elle renvoie les deux tiers des Tchétchènes en Russie via l'Ukraine.
Voici son histoire :

En hiver 2007, son mari et elle décide de fuir l'insupportable, surtout pour tenter de sauver leurs enfants.

Elle partira d'abord avec les gosses en vendant la maison, et lui les rejoindra quand il pourra, le temps de rassembler encore la somme nécessaire.

Marina et ses enfants arrivent en Pologne en mai 2007. Là, elle signe sans trop savoir à quoi cela l'engage, une demande d'asile à la Pologne, et doit vivre dans un camp, dans des conditions sordides, mais il faut bien attendre son mari quelque part.

Quand Marina apprend que là-bas en Tchétchénie, son mari est porté disparu, certainement mort, elle décide de quitter ce pays dont l'accueil ne lui laisse rien espérer de bien meilleur que ce qu'elle a fui.

Elle va errer de pays en pays jusqu'à Nantes où, en juin 2008, elle dépose une demande d'asile auprès de l'OFPRA (Office Français des Personnes Réfugiées et Apatrides), et se voit donc prise en charge par le CADA (Centre d'Accueil des Demandeurs d'Asile). Son dossier est considéré comme recevable puisque l'OFPRA entame une procédure d'étude de son cas.

Le CADA déplace la famille en septembre de Nantes à Châlons où elle arrive récemment, et inscrit ses quatre enfants au groupe scolaire Clovis Jacquiert, 2 en primaire, 2 en maternelle.

Mais la demande d'asile est suspendue quand on apprend que Marina est entrée en Europe par la Pologne (en effet les services de police sont bien organisés et ses empreintes digitales sont transmises d'un pays à l'autre). On lui indique que le pays auquel elle demande accueil ne peut être que la Pologne, la préfecture la convoque mercredi 24 septembre pour peut-être renvoyer toute la famille en Pologne, dont tout le monde sait pertinemment qu'elle renvoie les deux tiers des Tchétchènes en Russie via l'Ukraine.

Il fut une époque où le ministre de l'intérieur avait invité ordonné à ses préfets de ne plus renvoyer les Tchétchènes en Pologne, connaissant parfaitement la suite du parcours. C'est redevenu envisageable de son point de vue, comme si le sort des Tchétchènes s'était amélioré ces derniers temps…

Marina a consenti tous ces sacrifices pour essayer de sauver ses enfants de la guerre en Tchétchénie.

De plus Marina est malade, elle a visiblement besoin d'être soignée de façon stable et régulière.

Les enseignants de ses enfants peuvent témoigner d'une grande volonté de la part des gosses de vivre comme les autres, de se poser, d'apprendre le français, et de ne plus penser aux horreurs et à l'errance qu'ils ont vécues. Ils perçoivent à quel point l'école est cet élément stable et rassurant qui représente tout ce qui peut les aider à se reconstruire.

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Publié dans RESF

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