LE PLAFOND S'EFFONDRE AU PARLEMENT EUROPÉEN

Publié le par diophante

Posté le 14/08/2008 à 12:00 par diophante

Effondrement d'un faux-plafond au PE: "des caoutchoucs ont cédé"

STRASBOURG (Parlement européen) - Gérard Onesta, vice-président du Parlement européen, a attribué mercredi l'effondrement partiel d'un faux-plafond de l'hémicycle à "des caoutchoucs qui ont cédé".

Dans un entretien téléphonique avec l'AFP, il a indiqué que l'accident survenu jeudi dernier "est lié aux fixations utilisant un caoutchouc calibré".

Une travée sur les huit formant le faux plafond s'est effondrée dans l'hémicyle désert, recouvrant d'une masse importante de gravats plusieurs rangées de fauteuils occupés par des eurodéputés lors des sessions mensuelles à Strasbourg.

"Les experts qui ont eu accès au faux plafond ont vu que ce sont les caoutchoucs qui avaient cédé" car "ils étaient soit mal calibrés, soit mal posés", selon l'eurodéputé vert en charge des questions immobilières du PE.

Les joints, en place depuis 10 ans, ont pu mal vieillir sous l'effet de changements de température, explique une source proche du dossier.

"On va remplacer les caoutchoucs par un système d'accroches antivibratoires "dix fois plus costaud" accompagné de fixations rigides et "de fils témoins" qui en cassant donnent l'alarme", a expliqué M. Onesta.

"S'il devait arriver quelque chose par la suite, le faux plafond ne descendrait que d'un centimètre" et pas de 25 mètres, a-t-il ajouté.

"Des investigations vont aussi être menées du côté de l'hémicycle de Bruxelles", a-t-il annoncé.

L'ingénieur parisien Charles Baloche, du Centre scientifique et technique du Bâtiment (CSTB), a été missionné en tant qu'expert indépendant avec un expert allemand. Il sera sur place mercredi ou jeudi, a indiqué à l'AFP le maire de Strasbourg Roland Ries (PS).

La ville, qui a vendu en 2004 pour 90 millions d'euros le bâtiment au Parlement européen, met les bouchées doubles, en coopération avec Bruxelles et Paris, pour que l'hémicycle puisse accueillir les eurodéputés en toute sécurité dès le 1er septembre, à la prochaine session.

"Nous avons libéré de ses obligations sur nos chantiers strasbourgeois une entreprise de plâtres et intérieur afin qu'elle accorde sa priorité au chantier du Parlement", a indiqué le maire.

"Nous avons aussi demandé une dérogation à la préfecture pour que les équipes puissent travailler les dimanches, et donc 7 jours sur 7 en trois huit", a précisé M. Ries.

Selon le maire, une cellule de crise réunie mercredi matin à Strasbourg s'est montrée "très optimiste" pour que les travaux soient terminés "sans doute dès le 26 août". Après avis d'une commission de sécurité, il y aura une décision politique au niveau de la Conférence des présidents et du Bureau du parlement" pour tenir ou non la session, a expliqué M. Onesta.
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Publié dans strasbourg

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