JAY LOU AVA OU LE NOUVEAU VISAGE DE L'AFRO-JAZZ

Publié le par diophante

Posté le 13/07/2008 à 12:00 par diophante


Son dernier disque porte bien son nom. "Ebotan" veut dire "Bénédiction" en langue béti, la langue des forêts camerounaises émeraudes irriguées de grands fleuves noirs, qui, tranquilles et majestueux, serpentent avec élégance dans un entrelacs d'humus et de racines. Jay Lou Ava a réussi à puiser dans ce terreau fertile sans s'enfermer dans le folklore, le prêt à écouter pour occidental en mal d'exotisme. Résultat: "Ebotan" est une bénédiction pour les âmes mélomanes. Les racines de Jay Lou Ava sont au Cameroun où il a grandi dans une famille de musiciens aux rythmes du gospel camerounais. Ses ailes, elles, sont aux Etats-Unis, déployées dans le sillage des grands guitaristes jazz.

Il a l'envergure d'un Wes Montgomery, d'un Pat Metheny. Celle d'un Quincy Jones pour les arrangements. Santana est aussi dans les parages... Jay Lou Ava, c'est tout cela. Une virtuosité discrète, une africanité subtile, un groove à la croisée des chemins, l'esprit du "Paj", prononcer "Pedge" comme Progressive African Jazz, ainsi qu'il définit sa musique..

Les compositions de Jay Lou Ava se dégustent aussi bien dans les cabarets de Yaoundé, confortablement installé dans des fauteuils en rotin que dans les lounges new-yorkais. Portés par ses accords cristallins, on imagine des golden boys black and white pianoter sur le plexiglas du bar...l'Amérique de Barak Obama va adorer Jay Lou Ava.
Manu Dibango, le grand frère en musique, ne s'y est pas trompé.
Le célèbre jazzman camerounais a participé à l'enregistrement d'Ebotan et, les soirs où Jay Lou Ava est sur scène, il n'est pas rare de voir, dominant le public, sa haute silhouette esquisser un léger mais fervent déhanché..

E.T. (France 24)

http://fr.youtube.com/watch?v=PGsLtaaUatk
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Publié dans MUSIQUE

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