DON QUICHOTTE
Posté le 10/07/2008 à 12:00 par diophante 
Le campement des Don Quichotte, installé depuis un mois rue de l’Ain, a trouvé un fonctionnement plus humain grâce à l’aide de la municipalité. Mais le plus gros reste encore à réaliser.
En cette fin de matinée, jeudi, l’arrivée au campement des Enfants de Don Quichotte (EDQ), entre canal du Rhône-au-Rhin et A 35, prend un peu aux tripes. Objectivement, les tentes de l’association sont désormais à l’abri du ruissellement direct de la pluie, la grande tente commune vit sa vie avec une télé qui tourne, un frigo, une cuisinière, un vieux buffet qui abrite la rare vaisselle des lieux. A deux pas, des toilettes sont à disposition, une douche, et du linge propre flotte au vent.
Mais à observer le quotidien, il est évident que chaque tente fonctionne comme un nid où on se replie avec ses quelques souvenirs, son peu de vêtements. Un lieu d’où on n’émerge pas facilement, parce que, dehors, c’est les emmerdes, le début d’un manque, ces fichus papiers à remplir.
Réunion le 22 juillet
« 50 personnes vivent ici en collectivité », explique Renaud Engel, trésorier de l’association. « Elles ont des problèmes d’addiction, ne veulent pas se séparer de leur chien… ». A ce jour, ce collectif a trouvé une adresse au 1, rue de l’Ain. Où doivent pousser les murs des chalets programmés avec l’aide de l’Etat.
A propos de ces chalets, Les enfants de Sancho Panza, une association issue des EDQ, souhaitaient les gérer, en espérant qu’on salarie les bénévoles dans le processus. « Nous avons déposé notre dossier en préfecture le 30 juin », indique Renaud Engel. « Depuis, nous attendons, en espérant surtout que l’été ne se passe pas sans avancée ».
« Nous travaillons sur ce dossier », répond Philippe Bies, vice-président de la Communauté urbaine en charge du logement. « La semaine dernière, nous avions une réunion avec les responsables de la préfecture ». L’élu a redit que c’est Adoma (ex Sonacotra) qui construira les petites maisons. « Nous avions une réunion technique ce matin à la Ville, pour savoir comment nous allions associer les résidants du campement au chantier ».
Organisation solidaire
Philippe Bies met l’accent aussi sur les situations particulières des sans-abris concernés, « qui nécessitent, dans l’accompagnement social, la présence de professionnels ».
Depuis le printemps, les Don Quichotte craignent d’être débarqués du projet. Philippe Bies se veut rassurant : « Nous ferons tout pour arriver à une solution de compromis ». Et d’ajouter : « Il faudra, dans le même temps, que nous évitions un ressenti négatif d’autres associations qui travaillent dans le même domaine… »
Entre-temps, le 1, rue de l’Ain s’est organisé de manière solidaire. A démarré la plantation d’un potager. Rêve d’un mieux en partageant un café autour d’une table montée sur un bidon. Dominique, qui espère pouvoir bientôt vivre avec sa compagne, Paolo, qui nettoie les cerises de l’aide alimentaire dans un grand seau de chantier, cette jeune femme de langue espagnole qui attend un bébé pour la mi-septembre : c’est de leur avenir qu’il s’agit.
Ce 22 juillet, la préfecture, la ville, Adoma et l’association seront à nouveau autour de la table de négociations pour définir comment les promesses financières du super-préfet Alain Régnier vont se transformer en actes. Pour les plus marginaux parmi les démunis.
MSK DNA

Le campement des Don Quichotte, installé depuis un mois rue de l’Ain, a trouvé un fonctionnement plus humain grâce à l’aide de la municipalité. Mais le plus gros reste encore à réaliser.
En cette fin de matinée, jeudi, l’arrivée au campement des Enfants de Don Quichotte (EDQ), entre canal du Rhône-au-Rhin et A 35, prend un peu aux tripes. Objectivement, les tentes de l’association sont désormais à l’abri du ruissellement direct de la pluie, la grande tente commune vit sa vie avec une télé qui tourne, un frigo, une cuisinière, un vieux buffet qui abrite la rare vaisselle des lieux. A deux pas, des toilettes sont à disposition, une douche, et du linge propre flotte au vent.
Mais à observer le quotidien, il est évident que chaque tente fonctionne comme un nid où on se replie avec ses quelques souvenirs, son peu de vêtements. Un lieu d’où on n’émerge pas facilement, parce que, dehors, c’est les emmerdes, le début d’un manque, ces fichus papiers à remplir.
Réunion le 22 juillet
« 50 personnes vivent ici en collectivité », explique Renaud Engel, trésorier de l’association. « Elles ont des problèmes d’addiction, ne veulent pas se séparer de leur chien… ». A ce jour, ce collectif a trouvé une adresse au 1, rue de l’Ain. Où doivent pousser les murs des chalets programmés avec l’aide de l’Etat.
A propos de ces chalets, Les enfants de Sancho Panza, une association issue des EDQ, souhaitaient les gérer, en espérant qu’on salarie les bénévoles dans le processus. « Nous avons déposé notre dossier en préfecture le 30 juin », indique Renaud Engel. « Depuis, nous attendons, en espérant surtout que l’été ne se passe pas sans avancée ».
« Nous travaillons sur ce dossier », répond Philippe Bies, vice-président de la Communauté urbaine en charge du logement. « La semaine dernière, nous avions une réunion avec les responsables de la préfecture ». L’élu a redit que c’est Adoma (ex Sonacotra) qui construira les petites maisons. « Nous avions une réunion technique ce matin à la Ville, pour savoir comment nous allions associer les résidants du campement au chantier ».
Organisation solidaire
Philippe Bies met l’accent aussi sur les situations particulières des sans-abris concernés, « qui nécessitent, dans l’accompagnement social, la présence de professionnels ».
Depuis le printemps, les Don Quichotte craignent d’être débarqués du projet. Philippe Bies se veut rassurant : « Nous ferons tout pour arriver à une solution de compromis ». Et d’ajouter : « Il faudra, dans le même temps, que nous évitions un ressenti négatif d’autres associations qui travaillent dans le même domaine… »
Entre-temps, le 1, rue de l’Ain s’est organisé de manière solidaire. A démarré la plantation d’un potager. Rêve d’un mieux en partageant un café autour d’une table montée sur un bidon. Dominique, qui espère pouvoir bientôt vivre avec sa compagne, Paolo, qui nettoie les cerises de l’aide alimentaire dans un grand seau de chantier, cette jeune femme de langue espagnole qui attend un bébé pour la mi-septembre : c’est de leur avenir qu’il s’agit.
Ce 22 juillet, la préfecture, la ville, Adoma et l’association seront à nouveau autour de la table de négociations pour définir comment les promesses financières du super-préfet Alain Régnier vont se transformer en actes. Pour les plus marginaux parmi les démunis.
MSK DNA
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