LE TANDEM S'ESSOUFFLE
Posté le 16/02/2008 à 12:00 par diophante
A Strasbourg, le "tandem" Keller-Grossmann en difficulté
LE MONDE | 15.02.08 | 15h05 • Mis à jour le 15.02.08
Gagnée par la droite, en 2001, à la faveur d'une triangulaire due aux divisions de la gauche, Strasbourg fait partie des nombreuses villes susceptibles de basculer de nouveau en mars. Selon un sondage CSA réalisé les 12 et 13 février auprès de 801 électeurs de la ville, et publié dans Le Parisien du 15 février, la liste de gauche conduite par le sénateur socialiste Roland Ries l'emporterait avec 55 % des voix contre 45 % au "tandem".

C'est ainsi que les Strasbourgeois appellent le binôme que composent Fabienne Keller, maire (UMP), et Robert Grossmann, président (UMP) de la communauté urbaine (CUS). Tous deux sont repartis en campagne avec une liste renouvelée, en insistant sur leur bilan : extension du tramway, construction d'un Zénith géant, de la Cité de la musique, accroissement de la sécurité en ville avec un vaste réseau de vidéosurveillance, accueil du TGV, investissements sportifs, etc.
La partie n’était pas gagnée d’avance : mal préparée, la droite avait emporté la ville en 2001 à la faveur d’une triangulaire opposant l’UMP à deux listes de gauche, celle de Catherine Trautmann et celle de Jean-Claude Petitdemange, l’ex-directeur de cabinet à Matignon de Michel Rocard. A la tête d’une liste renouvelée de moitié, Keller et Grossmann jouent cette fois la carte d’une (petite) ouverture, avec plusieurs adhérents du MoDem et l’ancien adjoint à la sécurité de Trautmann, Jean-Charles Quintiliani.
Malgré un bilan largement approuvé (73 %), la prime aux sortants ne semble pas profiter à Keller. Question de style ou déficit de concertation ? En 2004, la droite avait déjà perdu le canton du Neudorf (place forte de Keller) parce que des associations contestaient le tracé imposé d’une extension du tramway. Résultat : la gauche concentre ses critiques sur « la gouvernance » d’un tandem qualifié « d’autoritaire » et même de « despotique ». L’arithmétique lui donne des raisons d’y croire : l’an dernier aux législatives, le seul député PS sortant d’Alsace, Armand Jung, a brillamment conservé son siège dans Strasbourg-Centre. « L’unité des socialistes a été faite », se félicite Stéphane Le Foll, bras droit de François Hollande. Contrairement à 2001, tous les socialistes se sont rangés sous la bannière du sénateur Roland Ries, 63 ans, maire de 1997 à 2000. Députée européenne, « la reine Catherine » est reléguée en sixième position.
La gauche s'est rangée, après quelques énervements, derrière M. Ries. Ce dernier a laissé un bon souvenir de son court mandat de maire et de président de la CUS, à la fin des années 1990 : il avait alors assuré l'intérim de Catherine Trautmann (PS), ministre de la culture du gouvernement Jospin. Il y a gagné le respect des élus des communes périphériques, y compris à droite, qui l'ont aidé à devenir sénateur en 2005.
Discret en début de campagne (un peu trop, juge une partie du PS), il affiche dorénavant plus de mordant. Il promet de restaurer la démocratie locale, dénonçant "l'autoritarisme" des sortants. Lui aussi enfourcherait un tandem : il envisage, en cas de victoire, d'aider un des maires de gauche de l'agglomération à être élu président de la CUS : Raphaël Nisand (PS), s'il est élu à Schiltigheim, ou Jacques Bigot (PS) s'il est réélu à Illkirch-Graffenstaden.
CHAMAILLERIES
La campagne se crispe. En ville circule un pamphlet signé d'un (e) Camille Pierre inconnu (e). Il chante avec férocité le Requiem pour un tandem (éditions BF), rappelle la valse des collaborateurs à la mairie depuis 2001, dénonce les chamailleries entre les deux élus.
La clé du scrutin est-elle au centre ? L'universitaire Chantal Cutajar, ancienne de la liste Keller de 2001, dissidente depuis 2002, mène une liste MoDem, adoubée par François Bayrou. Mais ce dernier n'a pas réussi à lui imposer Jean-Claude Petitdemange, ancien rocardien passé au MoDem. L'extrême droite est divisée entre Robert Spieler - mouvement régionaliste Alsace d'abord -, et une liste FN conduite par Christian Cotelle. Les Verts font cavalier seul avec Alain Jund. Une autre liste écologique, deux d'extrême gauche, et une inclassable complètent pour l'instant le tableau.
Jacques Fortier
photo AFP/JEAN AYISSI
Légende personnelle ,
Il est temps de vous reposer, car vous semblez ête très fatigué Madame Keller , encore vous ça va , mais c'est l'autre tête , ou l'égocentrisme et sans égal,sans lui vous seriez peut-être encore dans la course .
Que ce doit être dur de supporter un tel personnage............!
A Strasbourg, le "tandem" Keller-Grossmann en difficulté
LE MONDE | 15.02.08 | 15h05 • Mis à jour le 15.02.08
Gagnée par la droite, en 2001, à la faveur d'une triangulaire due aux divisions de la gauche, Strasbourg fait partie des nombreuses villes susceptibles de basculer de nouveau en mars. Selon un sondage CSA réalisé les 12 et 13 février auprès de 801 électeurs de la ville, et publié dans Le Parisien du 15 février, la liste de gauche conduite par le sénateur socialiste Roland Ries l'emporterait avec 55 % des voix contre 45 % au "tandem".

C'est ainsi que les Strasbourgeois appellent le binôme que composent Fabienne Keller, maire (UMP), et Robert Grossmann, président (UMP) de la communauté urbaine (CUS). Tous deux sont repartis en campagne avec une liste renouvelée, en insistant sur leur bilan : extension du tramway, construction d'un Zénith géant, de la Cité de la musique, accroissement de la sécurité en ville avec un vaste réseau de vidéosurveillance, accueil du TGV, investissements sportifs, etc.
La partie n’était pas gagnée d’avance : mal préparée, la droite avait emporté la ville en 2001 à la faveur d’une triangulaire opposant l’UMP à deux listes de gauche, celle de Catherine Trautmann et celle de Jean-Claude Petitdemange, l’ex-directeur de cabinet à Matignon de Michel Rocard. A la tête d’une liste renouvelée de moitié, Keller et Grossmann jouent cette fois la carte d’une (petite) ouverture, avec plusieurs adhérents du MoDem et l’ancien adjoint à la sécurité de Trautmann, Jean-Charles Quintiliani.
Malgré un bilan largement approuvé (73 %), la prime aux sortants ne semble pas profiter à Keller. Question de style ou déficit de concertation ? En 2004, la droite avait déjà perdu le canton du Neudorf (place forte de Keller) parce que des associations contestaient le tracé imposé d’une extension du tramway. Résultat : la gauche concentre ses critiques sur « la gouvernance » d’un tandem qualifié « d’autoritaire » et même de « despotique ». L’arithmétique lui donne des raisons d’y croire : l’an dernier aux législatives, le seul député PS sortant d’Alsace, Armand Jung, a brillamment conservé son siège dans Strasbourg-Centre. « L’unité des socialistes a été faite », se félicite Stéphane Le Foll, bras droit de François Hollande. Contrairement à 2001, tous les socialistes se sont rangés sous la bannière du sénateur Roland Ries, 63 ans, maire de 1997 à 2000. Députée européenne, « la reine Catherine » est reléguée en sixième position.
La gauche s'est rangée, après quelques énervements, derrière M. Ries. Ce dernier a laissé un bon souvenir de son court mandat de maire et de président de la CUS, à la fin des années 1990 : il avait alors assuré l'intérim de Catherine Trautmann (PS), ministre de la culture du gouvernement Jospin. Il y a gagné le respect des élus des communes périphériques, y compris à droite, qui l'ont aidé à devenir sénateur en 2005.
Discret en début de campagne (un peu trop, juge une partie du PS), il affiche dorénavant plus de mordant. Il promet de restaurer la démocratie locale, dénonçant "l'autoritarisme" des sortants. Lui aussi enfourcherait un tandem : il envisage, en cas de victoire, d'aider un des maires de gauche de l'agglomération à être élu président de la CUS : Raphaël Nisand (PS), s'il est élu à Schiltigheim, ou Jacques Bigot (PS) s'il est réélu à Illkirch-Graffenstaden.
CHAMAILLERIES
La campagne se crispe. En ville circule un pamphlet signé d'un (e) Camille Pierre inconnu (e). Il chante avec férocité le Requiem pour un tandem (éditions BF), rappelle la valse des collaborateurs à la mairie depuis 2001, dénonce les chamailleries entre les deux élus.
La clé du scrutin est-elle au centre ? L'universitaire Chantal Cutajar, ancienne de la liste Keller de 2001, dissidente depuis 2002, mène une liste MoDem, adoubée par François Bayrou. Mais ce dernier n'a pas réussi à lui imposer Jean-Claude Petitdemange, ancien rocardien passé au MoDem. L'extrême droite est divisée entre Robert Spieler - mouvement régionaliste Alsace d'abord -, et une liste FN conduite par Christian Cotelle. Les Verts font cavalier seul avec Alain Jund. Une autre liste écologique, deux d'extrême gauche, et une inclassable complètent pour l'instant le tableau.
Jacques Fortier
photo AFP/JEAN AYISSI
Légende personnelle ,
Il est temps de vous reposer, car vous semblez ête très fatigué Madame Keller , encore vous ça va , mais c'est l'autre tête , ou l'égocentrisme et sans égal,sans lui vous seriez peut-être encore dans la course .
Que ce doit être dur de supporter un tel personnage............!
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