CLIENTELISME DE LA CAVE AU GRENIER
Posté le 09/02/2008 à 12:0 TRES BEL ARTICLE DE Pierre HASKI DANS RUE 89 ET PAS MOINS BEAU COMMENTAIRE DE IMBERT
On attendait la rupture, et on retrouve après seulement neuf mois un clientélisme des plus classiques. Les chauffeurs de taxi ont été mercredi les premiers bénéficiaires de la chute de popularité de Nicolas Sarkozy et, bien sûr, de l'approche des élections municipales. En deux journées d'action et quelques bouchons, ils ont réussi à tuer la proposition du rapport Attali qui les concernait - et qu'avait implicitement approuvée le président de la République. Il n'y aura donc pas de dérégulation du secteur des taxis: le même gouvernement qui tenait tête aux cheminots en novembre au nom de la lutte contre les corporatismes, accepte cette fois sa défaite sans broncher.
Autre bénéficiaire collatéral de la stratégie "sauver les meubles" de l'Elysée, les retraités. Les études d'opinion, le mois dernier, montraient que c'est parmi les plus de 65 ans que Nicolas Sarkozy avait le plus dévissé. Or c'est dans cette catégorie d'électeurs qu'il avait engrangé le plus grand différentiel de voix avec Ségolène Royal l'an dernier: les deux tiers d'entre eux avaient voté pour lui. Mais c'est eux, aussi, que l'étalage de la vie privée du chef de l'Etat a le plus choqués, alors qu'ils n'étaient pas concernés par certaines des mesures phare du gouvernement, sur les RTT ou les heures supplémentaires.
Résultat, des effets d'annonce sur la revalorisation du minimum vieillesse, une communication faite en premier par Claude Guéant, le Secrétaire Général de l'Elysée, au grand dam de certains élus UMP. Il ne restait plus au premier ministre qu'à... confirmer l'information de l'Elysée. Et c'est le Président de la République lui-même qui a annoncé hier l'octroi d'une prime de 200 euros pour les bénéficiaires du minimum vieillesse.
Qu'il s'agisse de désamorcer la crise des taxis, ou de séduire les Français les plus agés ou encore les fonctionnaires qui ont reçu un petit coup de pouce de pouvoir d'achat, ce sont les premiers pas de la stratégie de reconquête de Nicolas Sarkozy. Car c'est bien lui qu'il faut sauver dans cette affaire, alors que dans les dernières études d'opinion, François Fillon monte quand le Président descend.
Mais à peine un mois avant un scrutin municipal qui s'annonce très dur pour les listes de la majorité, il n'y a guère d'autre moyen d'action que celui qui a toujours fait ses preuves: le clientélisme. C'est la seule arme dont dispose à court terme Nicolas Sarkozy, qui a lui-même cassé l'élan réformateur qu'il avait voulu donner au début de son mandat. Le nouvel élu faisait l'analyse que c'est dans les premiers mois qu'il fallait impulser le maximum de réformes: il n'a pas réussi à s'y tenir.
Jusqu'aux municipales, le terrain est miné. Le président de la République va certes tenter de faire oublier la séquence catastrophique de sa vie privée, et montrer qu'il s'est remis au travail. Mais il sait aussi que la reconquête de l'opinion sera difficile. En attendant, les porteurs de revendications catégorielles en profitent pour se faire entendre. Les caisses sont toujours un peu moins vides en période électorale, surtout quand les sondages sont mauvais.
Pierre Haski
je trouve l'article de M. Hasky très bon, équilibré et bien argumenté.(pIERRE iMBERT)
Sarkozy a fait naitre beaucoup d'espoir et beaucoup ont cru et espéré... même moi qui pourtant me méfiait du personnage, opportuniste et poujadiste j'avais espéré que... et bien non, du vent, des paillettes, du volontarisme qui ne reste qu'un mot, des commissions inutiles. Et surtout aucun courage... car à trop vouloir ménager la chèvre et le chou et bien on ne fait rien dans un pays grogneur et désormais corporatiste comme le notre. Il ne faut pas espérer rassembler tout le monde autour de soit: la démocratie c'est la loi de la majorité et rien de plus: la majorité a voulu du changement, on ne lui en a donné que le parfum... ce qui exacerbe encore plus les mécontentements.
Les municipales, malgrè une gauche littéralement absente du débat d'idée, engluée qu'elle est dans ses vieilles lubies qu'elle peine à abandonner et auxquels les français ont très largement tourné le dos, risquent de voir arriver une belle vague rose. C'est dire la réussite du pouvoir en place!
Les changements à faire en France sont toujours aussi considérables, tous les grands sujets méritent une réforme courageuse car profonde rompant avec 30 ans d'immobilisme alors que le monde lui change à très grande vitesse:
- économie d'abord (pression fiscale et règlementaire sur le travail et les revenus des entreprises les plus élevés d'Europe et donc emplois en berne, salaires bloqués, système de retraite en quasi faillite, etc.)
- justice (lente et sous dotée),
- éducation (perte de son rôle d'ascenseur social par laxisme, idéologie "égalitariste": donc nivellement par le bas et immobilisme: absence d'orientation professionnelle pour les élèves qui décrochent, absence de bourses pour les valeureux désargentés, lycées poubelles, professeurs non évalués, insécurité quasi-acceptée, principe inouie de non sélection des entrées dans les universités etc.)
- sécurité (zones de non droits de plus en plus importante sur le territoire avec un communautarisme galopant entretenu par une France à deux vitesses: les bien nés qui s'en sortent, les mal nés qui galèrent)
- réforme de l'état: rien n'est fait alors que des économies considérables sont possibles dans de nombreux ministères, les fonctionnaires sont souvent sous payés à des taches administratives dépassées, rébarbatives, non productives. Peu d'investissement dans des logiques de rapprochement, de simplification, de gain de productivité (si,si j'ose le mot) etc. chacun garde son pré carré, ses budgets, et le nombre de fonctionnaire ne cesse d'augmenter sans aucune logique globale etc.
- prisons: parmis les pires d'Europe maintenant, aucun programme de réinsertion par le travail digne de ce nom, mélange de tous types de détenus, drogue, violence en prison accepté tacitement par le système proprement la encore dépassé etc.
- écologie: franchement le grenelle de l'environnement à part taxer davantage les pollueurs je ne vois pas trop... alors qu'il y aurait tant à faire dans ce domaine et surtout d'inciter les logiques écolos et non de taxer les logiques classiques: ça va toujours dans le même sens: on taxe, on impose, on stigmatise, au lieu d'inciter, d'impulser en investissant etc.
- et tant d'autres,
Avec quelques réformes efficaces on pourrait redonner un oxygène énorme à ce pays et là je parle sutout d'économie, avant de s'attaquer au monstre obèse, goinfre et inefficace qu'est devenu notre administration. Mais pour ce faire il faut du courage car nombreux seront les détracteurs d'une telle politique dont nous avons pourtant tous bien besoin et qui forcément ce fera un jour. Mieux vaudrait rapidement parce que plus nous attendons et plus la pente sera longue à remonter .
M. Sarkozy n'a pour lui que ses beaux discours, son gout du pouvoir et sa passion pour certaines femmes qui n'enthousiasment pas vraiment les français qui quoiqu'on en pense ont besoin de se reconnaitre un tant soit dans le couple présidentiel. NS se croit au dessus de tout ça, un demi-dieu... Il va vite descendre de son petit nuage.0 par diophante
On attendait la rupture, et on retrouve après seulement neuf mois un clientélisme des plus classiques. Les chauffeurs de taxi ont été mercredi les premiers bénéficiaires de la chute de popularité de Nicolas Sarkozy et, bien sûr, de l'approche des élections municipales. En deux journées d'action et quelques bouchons, ils ont réussi à tuer la proposition du rapport Attali qui les concernait - et qu'avait implicitement approuvée le président de la République. Il n'y aura donc pas de dérégulation du secteur des taxis: le même gouvernement qui tenait tête aux cheminots en novembre au nom de la lutte contre les corporatismes, accepte cette fois sa défaite sans broncher.
Autre bénéficiaire collatéral de la stratégie "sauver les meubles" de l'Elysée, les retraités. Les études d'opinion, le mois dernier, montraient que c'est parmi les plus de 65 ans que Nicolas Sarkozy avait le plus dévissé. Or c'est dans cette catégorie d'électeurs qu'il avait engrangé le plus grand différentiel de voix avec Ségolène Royal l'an dernier: les deux tiers d'entre eux avaient voté pour lui. Mais c'est eux, aussi, que l'étalage de la vie privée du chef de l'Etat a le plus choqués, alors qu'ils n'étaient pas concernés par certaines des mesures phare du gouvernement, sur les RTT ou les heures supplémentaires.
Résultat, des effets d'annonce sur la revalorisation du minimum vieillesse, une communication faite en premier par Claude Guéant, le Secrétaire Général de l'Elysée, au grand dam de certains élus UMP. Il ne restait plus au premier ministre qu'à... confirmer l'information de l'Elysée. Et c'est le Président de la République lui-même qui a annoncé hier l'octroi d'une prime de 200 euros pour les bénéficiaires du minimum vieillesse.
Qu'il s'agisse de désamorcer la crise des taxis, ou de séduire les Français les plus agés ou encore les fonctionnaires qui ont reçu un petit coup de pouce de pouvoir d'achat, ce sont les premiers pas de la stratégie de reconquête de Nicolas Sarkozy. Car c'est bien lui qu'il faut sauver dans cette affaire, alors que dans les dernières études d'opinion, François Fillon monte quand le Président descend.
Mais à peine un mois avant un scrutin municipal qui s'annonce très dur pour les listes de la majorité, il n'y a guère d'autre moyen d'action que celui qui a toujours fait ses preuves: le clientélisme. C'est la seule arme dont dispose à court terme Nicolas Sarkozy, qui a lui-même cassé l'élan réformateur qu'il avait voulu donner au début de son mandat. Le nouvel élu faisait l'analyse que c'est dans les premiers mois qu'il fallait impulser le maximum de réformes: il n'a pas réussi à s'y tenir.
Jusqu'aux municipales, le terrain est miné. Le président de la République va certes tenter de faire oublier la séquence catastrophique de sa vie privée, et montrer qu'il s'est remis au travail. Mais il sait aussi que la reconquête de l'opinion sera difficile. En attendant, les porteurs de revendications catégorielles en profitent pour se faire entendre. Les caisses sont toujours un peu moins vides en période électorale, surtout quand les sondages sont mauvais.
Pierre Haski
je trouve l'article de M. Hasky très bon, équilibré et bien argumenté.(pIERRE iMBERT)
Sarkozy a fait naitre beaucoup d'espoir et beaucoup ont cru et espéré... même moi qui pourtant me méfiait du personnage, opportuniste et poujadiste j'avais espéré que... et bien non, du vent, des paillettes, du volontarisme qui ne reste qu'un mot, des commissions inutiles. Et surtout aucun courage... car à trop vouloir ménager la chèvre et le chou et bien on ne fait rien dans un pays grogneur et désormais corporatiste comme le notre. Il ne faut pas espérer rassembler tout le monde autour de soit: la démocratie c'est la loi de la majorité et rien de plus: la majorité a voulu du changement, on ne lui en a donné que le parfum... ce qui exacerbe encore plus les mécontentements.
Les municipales, malgrè une gauche littéralement absente du débat d'idée, engluée qu'elle est dans ses vieilles lubies qu'elle peine à abandonner et auxquels les français ont très largement tourné le dos, risquent de voir arriver une belle vague rose. C'est dire la réussite du pouvoir en place!
Les changements à faire en France sont toujours aussi considérables, tous les grands sujets méritent une réforme courageuse car profonde rompant avec 30 ans d'immobilisme alors que le monde lui change à très grande vitesse:
- économie d'abord (pression fiscale et règlementaire sur le travail et les revenus des entreprises les plus élevés d'Europe et donc emplois en berne, salaires bloqués, système de retraite en quasi faillite, etc.)
- justice (lente et sous dotée),
- éducation (perte de son rôle d'ascenseur social par laxisme, idéologie "égalitariste": donc nivellement par le bas et immobilisme: absence d'orientation professionnelle pour les élèves qui décrochent, absence de bourses pour les valeureux désargentés, lycées poubelles, professeurs non évalués, insécurité quasi-acceptée, principe inouie de non sélection des entrées dans les universités etc.)
- sécurité (zones de non droits de plus en plus importante sur le territoire avec un communautarisme galopant entretenu par une France à deux vitesses: les bien nés qui s'en sortent, les mal nés qui galèrent)
- réforme de l'état: rien n'est fait alors que des économies considérables sont possibles dans de nombreux ministères, les fonctionnaires sont souvent sous payés à des taches administratives dépassées, rébarbatives, non productives. Peu d'investissement dans des logiques de rapprochement, de simplification, de gain de productivité (si,si j'ose le mot) etc. chacun garde son pré carré, ses budgets, et le nombre de fonctionnaire ne cesse d'augmenter sans aucune logique globale etc.
- prisons: parmis les pires d'Europe maintenant, aucun programme de réinsertion par le travail digne de ce nom, mélange de tous types de détenus, drogue, violence en prison accepté tacitement par le système proprement la encore dépassé etc.
- écologie: franchement le grenelle de l'environnement à part taxer davantage les pollueurs je ne vois pas trop... alors qu'il y aurait tant à faire dans ce domaine et surtout d'inciter les logiques écolos et non de taxer les logiques classiques: ça va toujours dans le même sens: on taxe, on impose, on stigmatise, au lieu d'inciter, d'impulser en investissant etc.
- et tant d'autres,
Avec quelques réformes efficaces on pourrait redonner un oxygène énorme à ce pays et là je parle sutout d'économie, avant de s'attaquer au monstre obèse, goinfre et inefficace qu'est devenu notre administration. Mais pour ce faire il faut du courage car nombreux seront les détracteurs d'une telle politique dont nous avons pourtant tous bien besoin et qui forcément ce fera un jour. Mieux vaudrait rapidement parce que plus nous attendons et plus la pente sera longue à remonter .
M. Sarkozy n'a pour lui que ses beaux discours, son gout du pouvoir et sa passion pour certaines femmes qui n'enthousiasment pas vraiment les français qui quoiqu'on en pense ont besoin de se reconnaitre un tant soit dans le couple présidentiel. NS se croit au dessus de tout ça, un demi-dieu... Il va vite descendre de son petit nuage.0 par diophante
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