WISKHY A GOGO

Publié le par diophante

Posté le 09/02/2008 à 12:00 par diophante

C'est la Mecque, l'Eldorado, Saint-Jacques de Compostelle, l'Atlantide et les Sept Merveilles du monde antique en une seule petite bâtisse de briques usées á l'angle des avenues Marshall et Union, au coeur d'un quartier défraîchi de Memphis, Tennessee. Pour l'amateur de rock'n'roll des origines, le pélerinage au studio des disques Sun de Memphis est incontournable. Etre lá, au beau milieu de la minuscule pièce qui servait de local au Memphis Recording Service, fouler ce plancher de prélart, tâter ces tuiles acoustiques, c'est témoigner a posteriori d'un moment capital: on est instantanément transporté en juillet 1954, alors qu'Elvis Presley, le discret guitariste Scotty Moore et le jovial contrebassiste Bill Black, pour passer le temps durant une pause, s'amusèrent á jouer un vieux machin rhythm'n'blues d'Arthur Big Boy Crudup intitulé That's All Right, Mama, déclenchant presque par accident quarante-quatre ans d'histoire du rock.

Tous les jours, hordes de touristes et disciples du culte y paradent. La nuit, on y enregistre encore et toujours des disques: bon nombre de stars et d'aspirants-stars ne résistent pas á l'appel quasi religieux de ce lieu miraculeusement intact où les Presley, Jerry Lee Lewis, Carl Perkins, Roy Orbison, Johnny Cash et autres pionniers écrivirent chacun leur chapitre d'évangile. Déjá, dans les années 60, les britanniques Yardbirds s'y arrêtèrent en 1965 le temps de reprendre á leur compte le Train Kept-A-Rollin du Johnny Burnette Trio. Depuis, Ringo Starr, Alain Bashung, les Irlandais de U2 y gravèrent des titres.
           
Et ce n'est pas fini. á son tour, Johnny Rivers a récemment visité le saint sépulcre. Johnny Rivers? Mais oui, rappelez-vous, John Ramistella dit Rivers, roi du Sunset Strip á Los Angeles dans les années 60, indélogeable rockeur-maison du Whisky-A-Gogo,
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Publié dans MUSIQUE

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