CHEAP THRILLS ; JANIS JOPLIN 1968
Posté le 22.11.2007 par diophante
Violence, urgence, puissance, énergie, et blues, donc. Même Summertime éclate en décibels dans son solo et son final. Même le très biano-bar Turtle Blues accélère un bon moment, tout comme Oh Sweet Mary dont le roulement de batterie en laissera plus d’un sans souffle. Mais les chef d’œuvres ne sont pas là. Ici, on a que de la qualité, du plaisir. Le génie pur se trouve sur un original, Combination of the Two, et deux reprises, Ball and Chain et Piece of My Heart. Compositions parfaites, beat idéal, ces quelques plages atteignent le niveau d’excellence qui a fait toute la réputation de Janis Joplin. Encore une fois, les autres ne sont pas mauvais – loin de là – mais c’est la superlativité de celles-ci qui les distingue. Jamais, nulle part dans l’histoire des musiques populaires, on a chanté comme ça : Billie Holiday, Patti Smith, les autres, égalent cette qualité, c’est une évidence, mais toutes sont différentes. Comme elles, Janis Joplin est unique. Elle chante comme un bluesman déchiré, pas comme une lady distinguée. Comme les guitaristes ont appris à le faire encore récemment, elle fait saturer sa voix. Comme les guitaristes encore, elle se lâche dans de longues plaintes torturées. Comme eux enfin, elle crache une émotion à vif.

Le secret de Cheap Thrills est donc dans la forme. La mise en avant des instruments, la voix comme les guitares, jouées comme jamais pour une musique qui, elle, n’est pas si neuve, mais si puissante que ça s’oublie bien vite. Comme le dit la première case du strip de Crumb, Big Brother et Janis Joplin sont là pour une chose : « playin’ an’ singin’ fer yew the following tunes… », une expression qui donne toute sa place à l’interprétation, jouer et chanter, ce qui est le centre de l’intérêt et du talent du groupe. Reste qu’au cœur de ce groupe, on n’entend que Janis Joplin, et que si elle continuera à cracher son génie ailleurs, Big Brother ne se relèvera pas de son départ
Violence, urgence, puissance, énergie, et blues, donc. Même Summertime éclate en décibels dans son solo et son final. Même le très biano-bar Turtle Blues accélère un bon moment, tout comme Oh Sweet Mary dont le roulement de batterie en laissera plus d’un sans souffle. Mais les chef d’œuvres ne sont pas là. Ici, on a que de la qualité, du plaisir. Le génie pur se trouve sur un original, Combination of the Two, et deux reprises, Ball and Chain et Piece of My Heart. Compositions parfaites, beat idéal, ces quelques plages atteignent le niveau d’excellence qui a fait toute la réputation de Janis Joplin. Encore une fois, les autres ne sont pas mauvais – loin de là – mais c’est la superlativité de celles-ci qui les distingue. Jamais, nulle part dans l’histoire des musiques populaires, on a chanté comme ça : Billie Holiday, Patti Smith, les autres, égalent cette qualité, c’est une évidence, mais toutes sont différentes. Comme elles, Janis Joplin est unique. Elle chante comme un bluesman déchiré, pas comme une lady distinguée. Comme les guitaristes ont appris à le faire encore récemment, elle fait saturer sa voix. Comme les guitaristes encore, elle se lâche dans de longues plaintes torturées. Comme eux enfin, elle crache une émotion à vif.

Le secret de Cheap Thrills est donc dans la forme. La mise en avant des instruments, la voix comme les guitares, jouées comme jamais pour une musique qui, elle, n’est pas si neuve, mais si puissante que ça s’oublie bien vite. Comme le dit la première case du strip de Crumb, Big Brother et Janis Joplin sont là pour une chose : « playin’ an’ singin’ fer yew the following tunes… », une expression qui donne toute sa place à l’interprétation, jouer et chanter, ce qui est le centre de l’intérêt et du talent du groupe. Reste qu’au cœur de ce groupe, on n’entend que Janis Joplin, et que si elle continuera à cracher son génie ailleurs, Big Brother ne se relèvera pas de son départ
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