SARKOZY FAIT SON SHOW A HELLIGENDAMM

Publié le par diophante

Posté le 08.06.2007 par diophante

A l'en croire, il est le principal artisan du "succès" du G8 sur le réchauffement climatique comme du rapprochement russo-américain. A Heiligendamm, Nicolas Sarkozy aura, au moins, marqué les esprits



A l'étranger aussi, Sarkozy fait du Sarkozy. Lui qui veut toujours sauver le monde est dans son élément à Heiligendamm, puisque le G8 doit, entre autres sujets, décider de soustraire la planète au drame du réchauffement climatique. Il y serait parvenu, à en croire le président de la République française, qui donnait le 7 juin la première grande conférence de presse. Il a réussi à éblouir les journalistes présents par sa liberté de ton et sa capacité à transformer d'obscurs compromis en d'éclatantes victoires.

Un entretien "franc"
Mais nul ne sait pour le moment si Bush, Poutine, Merkel et les autres partagent cet enthousiasme. Ainsi, Nicolas Sarkozy voulait que le communiqué final du G8 reprenne des objectifs chiffrés en matière de lutte contre la pollution. En fait, un accord est intervenu pour que "les pays du G8 prennent en compte sérieusement l'objectif" de réduire de 50% les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050. Mais, il s'agit d'une incitation plutôt que d'une obligation. "J'aurais préféré que ce soit un objectif impératif", a dit le président. Et d'ajouter d'un air gourmand que le terme "sérieusement" avait été arraché en début d'après-midi. Il faut comprendre que Nicolas Sarkozy n'est pas pour rien dans ce succès.

Avec Vladimir Poutine, qu'il rencontrait en tête à tête juste avant la conférence de presse, Nicolas Sarkozy a dit avoir eu un entretien "franc". Les deux hommes ont parlé de la Tchétchénie, de "la journaliste" - visiblement, le président a oublié le nom d'Anna Policheskaia - des droits de l'homme, des homosexuels. "Calmement, sérieusement et sans aucune agressivité", a-t-il précisé. Sur l'affaire du bouclier anti-missile qui oppose Russes et Américains, le chef de l'Etat a proposé que des experts militaires français et des experts russes se réunissent pour étudier la question. Il a refusé d'en faire une affaire bilatérale, car si "la France peut être un facteur d'unité et de paix", son dirigeant jouera volontiers les casques bleus.

Pour le Darfour et le Kosovo aussi, il a présenté les positions françaises. Et tandis qu'il détaillait son idée de donner six mois à Belgrade et à Pristina pour trouver une solution nouvelle, il regardait Jean-David Levitte, son conseiller diplomatique, qui hochait la tête en signe d'approbation.
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Publié dans POLITIQUE

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