MOTOGP AU MUGELLO

Publié le par diophante

Posté le 03.06.2007 par diophante

Posté le 01.06.2007 par diophante

Cette fois on peut dire que la saison des transferts a commencé. Paul Denning, le boss de Suzuki, a dû sentir le vent, pour déclencher dés la semaine dernière la machine infernale en annonçant qu'il débutait d'ores et déjà les négociations avec ses pilotes pour la saison prochaine.


Avec la déconfiture des Honda, l'éclosion de Ducati, la montée en puissance de Kawasaki et une Suzuki pas vilaine non plus qui a d'ores et déjà remporté une victoire cette saison, les pilotes s'agitent, à la recherche de la meilleure opportunité qui leur assurera gloire et félicité.

Après Hopkins et Kawasaki, Hayden et Ducati poussant Capirossi vers Kawasaki, voici que Melandri et Suzuki reconnaissent s'être rencontrés à l'ombre du paddock du Mans. Une conversation « off the record » comme on dit, mais qui montre bien que le centre de gravité de la Moto GP s'est déplacé. Après la course au blason ailé, c'est à croire que beaucoup veulent maintenant quitter le navire.

Paul Denning s'en délecte : « Si des pilotes de ce calibre pensent qu'aller vers Suzuki est un pas en avant, c'est révélateur pour Suzuki. » Rappelons que Melandri, cet hiver, avait été très proche de grimper sur une Ducati officielle pour rester finalement dans le team privé Gresini avec une Honda. Un choix qu'il doit à présent ruminer.

Loin de tout ce tumulte, le team Yamaha. Mais un team pas pour autant serein ; faut-il poursuivre jusqu'à l'usure le duo Rossi Edwards au risque de louper les bonnes occasions de la relève, ou faut-il d'ores et déjà parier sur Lorenzo au risque de briser le bel équilibre actuel ? Un sacré dilemme.

Les bambini d'Italie sont vernis. Figurez vous que la fédération transalpine de moto est particulièrement préoccupée par la vague espagnole qui ne va pas tarder à submerger la génération dorée azurée actuellement aux commandes de la Moto GP. Or, de relève, pour le moment, il n'y en a plus tout à fait, du moins s'accorde-t-on pour dire que l'effectif de celle-ci et trop pléthorique pour le pays des Rossi.

Alors pour que l'avenir soit radieux, un véritable cursus de formation va être mis sur pied avec l'aide de Honda Italie et s'appuyant sur la structure Gresini. Voici le Honda Italie Racing Project (HIRP) qui rassemblera 21 chanceux sélectionnés. Tout leur sera offert pour réussir, des cours de gestion, de management, de suivi psychologique à la formation au pilotage et à la technique. Et pour se faire la main, un Trophée au guidon de la Honda HRC NSF 100 4 temps.

Une fédération alliée à un constructeur pour une finalité ambitieuse, ce que vient de mettre sur pied est un écho à ce que Puig fait pour l'Espagne au travers de la Dorna, de Repsol, et encore Honda. Deux nations bénies pour les Champions moto en herbe.

Le Grand Prix d'Italie qui pointe à l'horizon de ce week end revêt un caractère particulier. D'abord parce que Valentino Rossi n'y a jamais été vaincu depuis 2001. Ensuite parce que cette épreuve marque le début d'une série de six épreuves réparties en seulement huit semaines. Gare à celui qui se blessera ! Et, enfin, parce que le premier pilote Yamaha ne cache plus qu'il attend du Bibendum qu'il se mette au niveau de son concurrent Bridgestone qui a enlevé quatre Grand Prix sur les cinq disputés cette saison.

L'écurie KR a recruté un nouveau pilote et engagera donc une nouvelle moto au Mugello. Kenny Roberts n'est pas allé chercher loin, puisqu'il a engagé son deuxième fils Kurtis pour piloter aux côtés de Kenny Junior. "J'espère être en mesure d'aider le team, c'est une bonne surprise que de se retrouver ici. Nous n'aurons qu'une marchine chacun, ce n'est pas idéal quand on court un championnat du monde mais ce n'est pas comme si je visais le titre" ajoute l'Américain. Le dernier GP de Kurtis Roberts remonte au GP de Valence en 2005 disputé sur une Proton KR!

Dont trois avec Ducati. Une GP7 qui devrait bien se sentir sur ce tracé, avec un Stoner dont on loue la soudaine maturité, jusqu'à la caricature trouvée ICI.

Une GP7 aussi, qui devrait remettre Capirossi à son rang. Pour mieux, peut être, nous offrir le même spectacle que l'an dernier, dont voici les images pour mémoire.

Rappelons enfin que Lorenzo avait triomphé en 250 devant De Angelis et que Pasini avait gagné en 125. Une nouvelle victoire de ce dernier aurait un vrai goût de revanche sur le sort.

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Publié dans MOTOGP

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